Légendes Urbaines #2 : quand les idées prennent vie entre entrepreneuriat, IA et rencontres

Stand Up Wak’UpReportage / Paris
Le public assis écoute les interventions de Légendes Urbaines #2

Légendes
Urbaines #2

Quand les idées prennent vie entre entrepreneuriat, IA et rencontres.

26 sept. 2026 · Maison de la Conversation · Paris 18ePar Seydou Gassama

Une salle baignée de lumière, des rangées de chaises blanches, quelques poufs posés au bord de la scène et un micro jaune qui passe de main en main. Le 26 septembre 2026, la Maison de la Conversation, dans le 18e arrondissement de Paris, accueillait la deuxième édition de « Légendes Urbaines ». Organisé par Projecteur, Carrefour de l’Entrepreneuriat Parisien, l’événement proposait une après-midi consacrée à l’entrepreneuriat, à la création de projets et aux rencontres. Une occasion de découvrir des initiatives, d’échanger avec des entrepreneurs et de réfléchir aux moyens de transformer une idée en véritable projet.

Hafida Amzelloug pendant son atelier « IA et création de contenu »

De l’idée au projet

Dès le début de l’après-midi, plusieurs formats se sont succédé pour permettre aux participants de découvrir différentes façons de faire avancer un projet : ateliers, échanges, accompagnement, pitchs et rencontres.

L’un des premiers temps forts était consacré à l’intelligence artificielle et à la création de contenu, avec un atelier animé par Hafida Amzelloug, experte en marketing digital et growth.

« J’interviens ici aujourd’hui avec les Foliweb dans le cadre du partenariat avec Projecteur pour animer l’atelier sur l’IA et la création de contenu. »

Hafida Amzelloug, experte en marketing digital et growth

Intitulé « IA et création de contenu : les stratégies qui marchent (et celles à éviter) », l’atelier mettait l’accent sur une idée essentielle : l’intelligence artificielle peut devenir un véritable outil de travail, mais elle ne remplace ni la stratégie, ni l’expertise, ni la créativité.

L’objectif n’était donc pas simplement de découvrir des outils d’IA, mais surtout de comprendre comment les utiliser de manière pertinente dans une stratégie de contenu.

« C’est toujours un plaisir de rencontrer aussi bien les jeunes que les moins jeunes et de parler des choses qui marchent, les bonnes pratiques et les pièges à éviter. »

Hafida Amzelloug
01 / Atelier IA01 / 06
Vue de la salle pendant un temps d’échange entre intervenants et participants

L’entrepreneuriat comme espace d’échange

L’événement proposait également des temps de co-développement et de partage d’expériences. Ces moments permettaient aux participants de présenter leurs problématiques, d’échanger avec d’autres personnes et de bénéficier de différents regards sur leurs projets.

« Un atelier de codéveloppement pour réfléchir ensemble aux sujets qui font que votre projet n’avance pas, et voir ce qui fait qu’en collectif, vous réussissez à débloquer certains sujets. »

Un entrepreneur présent à Légendes Urbaines #2

La Bibliothèque Vivante constituait également un moment particulièrement tourné vers la rencontre. Plutôt que de simplement assister à des interventions, les participants pouvaient aller à la rencontre de personnes aux parcours et aux expériences différents.

Cette dimension humaine était importante : entreprendre ne signifie pas seulement travailler sur une idée, mais aussi savoir s’entourer, écouter, demander conseil et créer des liens.

02 / Co-développement02 / 06

Des projets confrontés au regard des autres

Plus tard dans l’après-midi, plusieurs porteurs de projets ont eu l’occasion de pitcher leur initiative devant des experts et le public.

Sur scène, l’animateur, micro en main, tend un second micro vers la salle. Les mains se lèvent, les sourires aussi : au premier rang comme depuis les canapés installés au bord de l’estrade, le public ne se contente pas d’écouter, il réagit, interroge, relance. Le pitch permet de faire connaître rapidement son projet, mais aussi de recevoir des retours et de confronter son idée à un regard extérieur. Pour les porteurs de projets, c’est un exercice qui demande de savoir expliquer clairement ce que l’on fait, à qui l’on s’adresse et quelle valeur son projet peut apporter.

L’événement proposait également une table ronde consacrée au financement des projets, autour de la question : quelles ressources et quelles approches pour financer son projet ? Un sujet essentiel pour les entrepreneurs, car avoir une bonne idée ne suffit pas toujours : il faut également savoir identifier les ressources disponibles et comprendre comment passer de l’idée à sa concrétisation.

03 / Pitchs & financement03 / 06
Seydou Gassama, auteur du reportage, aux côtés d’Hafida Amzelloug

Des rencontres qui dépassent l’événement

Au-delà des ateliers et des interventions, Légendes Urbaines était aussi un espace de networking.

Pour Stand Up Wak’Up, cette présence a permis de rencontrer différents acteurs, entrepreneurs et intervenants et de présenter à certains d’entre eux Digi’TalentS, le prochain événement porté par l’association.

Parmi les rencontres réalisées au cours de l’après-midi, celle avec Hafida Amzelloug a notamment permis d’échanger autour de son intervention et de son activité dans le domaine du marketing digital et de la création de contenu. Un peu à l’écart de l’agitation de la salle, elle a accepté de partager son regard sur les jeunes porteurs de projets qu’elle côtoie depuis plusieurs années.

« Ça fait des années que j’accompagne pas mal de jeunes entrepreneurs, des 18-30 ans. Ils sont pleins d’idées, pleins d’envie de créer leur propre activité », observe-t-elle. Un enthousiasme qui a son revers : « Souvent, ils se perdent beaucoup, soit dans la théorie, soit dans l’expérimentation. Ils ont la tête vraiment dans le produit, ils aiment beaucoup ce qu’ils font. »

Son conseil tient en une conviction : revenir au terrain. « Il faut consacrer un peu plus de temps à l’étude de marché, à la validation de l’idée, avant d’aller développer quoi que ce soit, d’investir du temps et de l’argent à créer des plateformes, des produits. » Autrement dit, partir du besoin plutôt que de la solution : « Se concentrer sur le problème qu’on essaie de résoudre, et ensuite développer en fonction des retours. C’est très important de prendre suffisamment de temps pour valider le problème client avant de proposer quoi que ce soit comme solution. »

04 / Networking04 / 06

Une première expérience entrepreneuriale enrichissante

Pour moi, cette participation avait également une dimension particulière : c’était ma première participation à un événement consacré à l’entrepreneuriat dans le cadre de mes missions avec Stand Up Wak’Up.

En tant qu’étudiant en Information-Communication, actuellement en phase d’apprentissage dans le domaine de la communication digitale, j’ai pu, grâce à cette expérience, découvrir concrètement un environnement dans lequel se croisent communication, entrepreneuriat, création de contenu, intelligence artificielle et networking.

J’ai également pu mettre en pratique certaines missions liées à la communication : prendre des contacts, réaliser du contenu, observer un événement de l’intérieur et échanger avec différents professionnels. Téléphone en main, entre deux prises de vue et une interview improvisée dans un couloir, j’ai mesuré combien un événement se raconte aussi à travers ce qui se passe en marge de la scène.

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Participants dans l’espace café de la Maison de la Conversation en fin d’après-midi

Une après-midi qui se termine en musique

Après les ateliers, les échanges et les pitchs, l’événement s’est terminé par un moment convivial autour d’un concert.

Une manière de clôturer une après-midi riche en découvertes et en rencontres, dans une atmosphère moins formelle.

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Légendes Urbaines #2 aura finalement proposé bien plus qu’une succession d’ateliers : l’événement a créé un espace où les idées pouvaient être présentées, discutées, questionnées et mises en relation avec des personnes et des ressources.

Pour les participants comme pour les porteurs de projets, le message était simple : une idée peut être le point de départ, mais ce sont les rencontres, la stratégie, l’accompagnement et l’action qui permettent progressivement de la transformer en projet. Ou, pour reprendre les mots d’Hafida Amzelloug : d’abord « valider le problème », ensuite seulement la solution.

Texte : Seydou Gassama · Pool Presse & Média / Stand Up Wak’UpReportage / Paris